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Cette semaine, découvrez ce qui se passe dans la tête de... Chantal Lamarre.

Le spectacle qui t’a donné envie de monter sur scène toi-même?

Un des premiers spectacles que j’ai vu - j’étais vraiment mais vraiment très petite - c’était la bande du Capitaine Bonhomme qui se produisait dans le gymnase de l’école primaire. Je me souviens des enfants survoltés, de ma surprise de voir des personnages de la télé « en personne » et du plaisir (peut-être alcoolisé?) des interprètes. C’était un gros zoo! Je m’en souviens encore. Je me suis dit quelque chose comme « c’est possible d’agir ainsi, de porter un costume et de faire le fou, même adulte ».

Un choix inusité que tu as fait récemment?

Un grand chapeau de paille comme celui de Mary Poppin! Sérieusement, partir en tournée seule, pour moi, c’est aussi un choix inusité.

Ton endroit favori?

Mon endroit favori est, sans aucun doute, mon lit, où je profite d’une bonne lecture avant de plonger dans les bras de Morphée.

La chose qui t’effraie le plus?

Comme je suis tiraillée et de nature anxieuse, la chose qui m’effraie le plus actuellement est l’état du monde. Ce sera ma première réponse. Vaste programme!

Ton talent le plus insoupçonné?

J’ai la fibre artisane, je bricole avec soin, je dessine plutôt bien et je rêve de faire de la céramique, de l’aquarelle, du papier mâché. Just Watch Me!

Un souvenir d’adolescence qui te fait sourire?

J’étais une adolescente grippette, clownesque mais un brin timorée. Je trouvais ma banlieue un peu terne. À l’âge de 16 ans, un coiffeur m’a dit très honnêtement « T’as pas des beaux cheveux, Chantal, mais t’as autre chose. Laisse-moi les couper court et ta vie pourra commencer ». C’était mon cousin Pierre David, qui coiffait aussi Renée Claude et Diane Dufresne. Il était génial, sans compromis, et il avait raison. Je n’ai plus jamais voulu ressembler aux autres.

Un artiste méconnu que tu as découvert et dont tu ne te lasses pas?

Je découvre régulièrement et je tombe amoureuse du talent des autres. Je ne me tanne jamais de voir Olivier Morin à l’œuvre; c’est un acteur, metteur en scène, peintre, musicien et idéateur exceptionnel. C’est l’homme de Vésuve! Sa mise en scène du spectacle Nomme-moé d’Élisabeth Sirois m’a jetée par terre. Yé bon dans toute!

Le vœu que tu as fait en soufflant tes bougies d’anniversaire?

J’ai demandé la santé pour réaliser ma tournée, rencontrer des gens de partout et présenter mon spectacle autant que possible.

Une qualité que tu voudrais acquérir?

Mettons que je vis bien avec mes nombreux défauts, mais j’aimerais être moins sujette à m’inquiéter. L’inquiétude, c’est pas un défaut, mais j’aimerais ça ne pas voir la fin du monde arriver sans arrêt et être un peu plus zen.

Dans 5 ans, où t’imagines-tu?

Dans 5 ans, je voudrais être en tournée, voir le fleuve, me déposer un peu et reprendre la route. En duo, peut-être? Ça cogite, en tout cas. Je veux faire du vivant!

Chantal Lamarre sera de passage au Grand Théâtre le 29 août 2026. Réservez vos places maintenant!

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