Historique

La naissance du Grand Théâtre

De l’idée lancée en février 1963 par le premier ministre Jean Lesage à son inauguration officielle le 16 janvier 1971, la genèse du Grand Théâtre de Québec constitue une étonnante saga, ponctuée d’événements qui font parfois craindre l’irréparable. Elle retient, pendant près de huit ans, l’attention des Québécois qui attendent avec impatience la naissance de leur théâtre. Parcourez ici 45 ans d’histoire!

Chronologie d’une naissance attendue

Entente fédérale/provinciale – 1965 (Film muet)

C’est en février 1963, alors qu’il participe à une conférence fédérale-provinciale dans la capitale de l’Île-du-Prince-Édouard, que Jean Lesage, premier ministre du Québec, ébauche le projet qui mènera à l’édification du Grand Théâtre de Québec. Ottawa ayant, quelque temps auparavant, annoncé sa participation financière à la construction d’un centre culturel devant commémorer, à Charlottetown, la mémoire des Pères de la Confédération, Jean Lesage fait remarquer au premier ministre du Canada, Lester B. Pearson, que Québec partage justement avec Charlottetown l’honneur d’être l’un des berceaux de l’Union canadienne. C’est en effet durant la troisième session du Parlement itinérant du Canada-Uni, qui se tient à Québec en 1865, que se déroulent les débats menant au projet d’une confédération canadienne. Jean Lesage suggère donc à son homologue fédéral de participer à la création, dans la Vieille Capitale, d’un « monument » qui commémorera le centenaire de la Confédération. Dès lors, le projet s’engage sur la longue route de sa concrétisation.

Août

1963

Mai

1964

Janvier

1966

Septembre

1967

Décembre

1968

Printemps

1969

Les années

70

Printemps

1970

Juillet

1970

Novembre

1970

Décembre

1970

Janvier

1971

Les années

80

Les années

90

Les années

2000

Les années

2010

Août 1963

Pendant que les discussions se poursuivent au niveau politique, Jean Lesage confie à Georges-Émile Lapalme, ministre des Affaires culturelles, la responsabilité de définir le projet. Deux mois plus tard, le « Comité consultatif pour le monument commémoratif de la Confédération à Québec » lui remet ses recommandations qui portent principalement sur la fonction, l’emplacement et le coût de l’édifice qui devra abriter une salle d’opéra et de concert, une salle destinée au théâtre et le Conservatoire de musique de Québec.

Mai 1964

Le ministère des Affaires culturelles du Québec lance un concours national à l’issue duquel sera choisi l’architecte qui dressera les plans du Grand Théâtre de Québec. Six mois plus tard, un jury constitué de sommités internationales retient l’excellent projet soumis par l’architecte-urbaniste Victor Prus. Canadien d’origine polonaise établi au Québec depuis 1952, ce dernier est déjà reconnu pour d’importantes réalisations parmi lesquelles on compte l’Autostade de l’Exposition universelle de 1967 et la station Bonaventure du métro de Montréal.

Faisant preuve d’une remarquable compréhension des contraintes liées à l’espace réduit sur lequel doit s’élever l’édifice, il conçoit un bâtiment compact qui satisfait pourtant avec logique et clarté aux exigences multiples d’un complexe destiné à abriter deux salles polyvalentes ainsi qu’un conservatoire de musique. Les salles Louis-Fréchette et Octave-Crémazie seront superposées, tandis que le Conservatoire s’étalera sur deux paliers souterrains, autour d’une cour encaissée.

Janvier 1966

Coup de théâtre! Portée au pouvoir lors de l’élection de juin, l’Union nationale de Daniel Johnson père freine plusieurs projets amorcés par le précédent gouvernement, parmi lesquels figurent les travaux de construction du Grand Théâtre. Abandonné, par les caprices des uns, à ceux de la nature, l’immense trou destiné à recevoir les fondations de l’édifice devient peu à peu en plein cœur de la ville, un lac grisâtre dont la seule vue suggère avec effroi que le projet ne soit bel et bien tombé à l’eau!

Septembre 1967

Après avoir même envisagé la rénovation du Palais Montcalm comme solution de remplacement à la construction du nouveau théâtre jugé trop coûteux, Jean-Noël Tremblay, titulaire des Affaires culturelles, se range à l’avis des spécialistes de son ministère et recommande la poursuite du projet. L’assèchement du « trou » du Grand Théâtre, signale, après plus d’un an d’interruption, le coup d’envoi définitif du chantier.

Décembre 1968

Alors que le Ministre annonce l’ouverture de la grande salle pour septembre 1969, bien des observateurs se montrent sceptiques. En effet, le contrat de construction de la petite salle n’a toujours pas été accordé. Or, son aménagement nécessiterait, un jour ou l’autre, d’importants travaux qui empêcheraient, pendant plusieurs mois, la tenue de toute activité artistique au Grand Théâtre. La fermeture, même temporaire, d’une salle nouvellement inaugurée, estime-t-on avec justesse, ferait figure de bien sombre présage.

Printemps 1969

Le secteur de la construction est touché par une grève qui paralyse le chantier du Grand Théâtre pendant deux mois. Le ministère des Travaux publics affirme que l’édifice sera livré en décembre 1969, alors que Jean-Noël Tremblay déclare qu’il ne sera inauguré qu’en juin 1970...

Jordi Bonet, sculpteur et muraliste québécois, réalisera la gigantesque murale qui s’étend sur trois des quatre murs intérieurs du Grand Théâtre de Québec.

Les années 70

Les débuts du Grand Théâtre de Québec sont empreints de fébrilité, de fierté et d’émotion et traduisent bien toute l’effervescence culturelle qui régnait au Québec à cette période. Le Grand Théâtre vise autant la culture avec un grand C que celle plus populaire.

Beaucoup d’activités sont proposées pour sensibiliser la population au théâtre, à l’opéra et la musique classique, mais simultanément, le Grand Théâtre accueille des artistes phares de la chanson francophone. Les Robert Charlebois, Diane Dufresne, Yves Montand, entre autres, ont tous foulé la scène du Grand Théâtre. C’est lors de cette décennie que le nombre records de spectateurs a été atteint pour une même année, soit 447 000 en 1978-1979.

Printemps 1970

Il ne se passe plus une semaine sans que la date d’ouverture des salles du Grand Théâtre ne fasse l’objet de spéculations des plus diverses. Une part des inquiétudes s’estompe cependant lorsque débutent, à la veille des élections d’avril 1970, les travaux d’aménagement de la petite salle.

Juillet 1970

Création de la Régie du Grand Théâtre de Québec (qui deviendra en juin 1982 la Société du Grand Théâtre de Québec).

Novembre 1970

Nomination de Monsieur Guy Beaulne au poste de directeur général du Grand Théâtre de Québec. Comédien, metteur en scène, critique dramatique et délégué du Canada à de nombreux événements artistiques internationaux, Guy Beaulne est aussi, pendant 13 ans, réalisateur de dramatiques à la radio et à la télévision de Radio-Canada, où il réalise notamment l’émission « La Famille Plouffe ». En 1963, il entre au ministère des Affaires culturelles du Québec où il sera, tour à tour, directeur du Service du théâtre, directeur général de l’Enseignement artistique (Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec) et directeur général du Théâtre. Étroitement associé, dès 1963, à la création du Grand Théâtre de Québec, M. Beaulne sera secondé par le directeur administratif Ulric Breton qui, dès 1966, dirige, au ministère des Affaires culturelles, le service responsable du dossier du Grand Théâtre. À ce titre d’ailleurs, ce dernier contribue beaucoup à la reprise du projet en 1967. M. Yvon Sanche, qui, pour le compte du même ministère, supervise l’aspect technique du projet, deviendra le premier directeur des services scéniques du Grand Théâtre.

Décembre 1970

Presque cinq ans après la première pelletée de terre, la saga connaît enfin un dénouement heureux! L’achèvement des travaux permet au nouveau gouvernement d’annoncer la date d’ouverture de l’édifice qui, dès 1967, devait commémorer le centenaire du pays! Coût total : 10 millions $ pour le théâtre même et 4 millions $ pour le Conservatoire.

Janvier 1971

Malgré les petits aléas qui marquent sa genèse, c’est un Grand Théâtre conforme à la volonté de ses concepteurs que les Québécois découvrent avec un intérêt particulier le 16 janvier 1971, lors de la cérémonie d’inauguration. Dès le lendemain, l’Orchestre symphonique de Québec, sous la direction de Wilfrid Pelletier et de Pierre Dervaux, donne le coup d’envoi du festival d’ouverture qui, jusqu’au 27 janvier, met entre autres en vedette les Grands Ballets Canadiens (Tommy) et le Théâtre du Trident (0-71).

La mission d’alors était de faire rayonner les arts de la scène par la présentation de spectacles d’artistes locaux, nationaux et internationaux et de favoriser la plus grande accessibilité possible à la culture et à l’expression de la diversité artistique sous toutes ses formes. C'est encore cette mission qui, plus de 45 ans plus tard, anime le Grand Théâtre de Québec.

Le Grand Théâtre abrite deux salles de spectacles. Aves ses 1 885 places et portant le nom d’un écrivain de la région de Québec, Louis Fréchette (1839-1908), la grande salle du Grand Théâtre rend hommage à cet homme qui joua un rôle majeur dans le développement de la littérature canadienne-française. La salle Octave-Crémazie a été nommée en l’honneur du poète québécois Octave Crémazie (1827-1879) qui par ses écrits poétiques, redonnera le sentiment de la fierté nationale au peuple québécois. Cette salle compte de 510 places.

La création du Grand Théâtre devait abriter cinq organismes résidents de grande réputation que sont l’Orchestre symphonique de Québec, le Théâtre du Trident, l’Opéra de Québec, le Club musical de Québec et les Grands Explorateurs, en plus d'héberger le Conservatoire de musique de Québec, le Théâtre de sable ainsi qu’une galerie d’art.

Les années 80

Le contexte économique difficile des années 80 n’est pas sans affecter l’industrie culturelle et le Grand Théâtre de Québec n’échappe pas à cette réalité. Le comportement des spectateurs évolue et oblige les diffuseurs à développer des stratégies de mise en marché plus sophistiquées et à proposer une programmation composée davantage de valeurs sûres.

Le Grand Théâtre de Québec fusionne sa billetterie avec celle de la ville de Québec pour lancer, en 1987, le réseau Billetech qui constitue, encore aujourd’hui, l’une des plus importantes billetteries au Québec. C’est également durant cette période que le Grand Théâtre rénove les fauteuils de ses deux salles.

Malgré ce contexte difficile, le Grand Théâtre de Québec connaît des succès retentissants avec la pièce Broue et le spectacle légendaire de Jean Lapointe. Les spectacles de variétés s’enchaînent avec, entre autres, ceux d'André-Philippe Gagnon et de Ginette Reno. La danse gagne du galon alors que le Grand Théâtre présente des productions de très haut calibre.

Les années 90

Après des années mouvementées, cette décennie marque la consolidation des activités au Grand Théâtre de Québec. Un effort marqué est porté sur la programmation à laquelle s’ajoutent, notamment, des comédies musicales, des films muets accompagnés par un orchestre ainsi qu’une formule cabaret très conviviale.

Les comédies musicales deviennent particulièrement à l’honneur tout au long des années 90. Les Notre Dame de Paris, Starmania, La Légende de Jimmy et Demain matin, Montréal m’attend marquent autant l’époque que l’imaginaire collectif. Les spectacles de variétés et d’humour remportent également beaucoup de succès auprès du public et dénotent l’effervescence de cette période.

Cette décennie se caractérise aussi par la poursuite des efforts de démocratisation amorcés par le Grand Théâtre. Des activités « portes ouvertes » sont proposées au public afin qu’il s’approprie « leur » Grand Théâtre alors que d’autres sont mises sur pied afin d’attirer un nouveau public, les jeunes et plus particulièrement les adolescents, ce qui n’est pas sans influencer la programmation du Grand Théâtre.

Les années 2000

Le Grand Théâtre entreprend des travaux de modernisation de ses deux salles, notamment la réfection du foyer de la salle Octave-Crémazie et le remplacement des fauteuils de la salle Louis-Fréchette. Il offre également au public la possibilité d’acheter des billets en ligne.

De nombreux efforts sont faits pour maintenir une programmation variée. Le Grand Théâtre renoue alors avec certains artistes qui ont fait le succès de l’institution et accueille de jeunes créateurs émergents dont les Cowboys Fringants, Yann Perreau et Jorane. Le Grand Théâtre obtient alors, pour la saison 2003-2004, une fréquentation qu’il n’avait pas connue depuis 22 ans.

Les années 2010

Les années 2010 se poursuivent sous le signe de la continuité avec une programmation toujours aussi variée et éclatée. Mais la dégradation de la structure de l’édifice s’accélère avec les années. Les mesures de sécurité mises en place ne pourront compenser éternellement une situation qui n’ira qu’en s’aggravant. Dans ce contexte, les différentes autorités (Grand Théâtre de Québec et ministère de la Culture et des Communications) se montrent proactives et lancent, en 2017, un projet de réfection majeur de l’extérieur du bâtiment qui permettra de conserver son architecture originale tout en assurant la sécurité du public et des lieux ainsi que sa pérennité.

Un nom à retenir

Le Monument commémoratif du centenaire de la Confédération, ça vous dit quelque chose? Est-ce une statue? Une sculpture? Une œuvre monumentale à caractère historique? En réalité, c’est sous ce nom que le projet du Grand Théâtre de Québec voit le jour en août 1963. Une appellation ambiguë qui ne sera pas la dernière, loin de là!

Dès l’automne 1963, par souci de précision quant à la nature du « monument » envisagé, on parle plus volontiers de l’Édifice commémoratif du centenaire, puis du Centre culturel de Québec, qui devient officiellement, lorsque le ministère des Affaires culturelles en définit la fonction future, le Conservatoire de Québec.

En 1965, alors que les responsables du projet recherchent activement un nom pouvant convenir à l’édifice, l’Histoire est mise en contribution : Calixa Lavallée (1842-1891), compositeur de l’hymne national canadien, Louis Jolliet (1645-1700), explorateur et organiste à ses heures, Jean de Biencourt de Poutrincourt (1590-1623), autre explorateur doué pour la musique et enfin Marc Lescarbot (1570-1642), auteur du premier spectacle dramatique de langue française conçu et joué en Amérique, sont parmi les appelés dont aucun, toutefois, ne sera élu.

Toujours en 1965, par référence au site sur lequel s’élèvera l’édifice, on envisage de le nommer Théâtre de la Colline, une idée qui ne fait cependant long feu en raison de craintes exprimées à l’effet que ce nom « ne ressemble trop à Théâtre de la Haute-Ville et semble exclure de l’institution le public qui nous intéresse ». L’édifice devant être construit à l’extrémité de la Cité parlementaire proposée par la Commission d’aménagement de Québec, on envisage également de le nommer Place de la Cité. Cependant, obéissant à la règle du plus simple dénominateur commun, un seul nom semble alors faire l’unanimité tant à Québec qu’à Ottawa : Le Théâtre de Québec, dont la petite salle deviendrait le Petit Théâtre, alors que la grande salle porterait le nom de Grand Théâtre!

Finalement, lorsque les responsables du projet parviennent à un choix définitif, c’est au caractère particulier de la ville de Québec qu’ils font écho. En lui donnant le nom que portent déjà fièrement plusieurs prestigieux théâtres européens, ils s’assurent que le Grand Théâtre d’ici rappellera avec éloquence qu’il s’élève au cœur de la plus française des villes d’Amérique.

Un site recherché

La naissance du Grand Théâtre

Rares sont les citoyens qui ignorent l’emplacement exact du Grand Théâtre de Québec. Pourtant, à l’été 1963, bien peu de Québécois auraient pu affirmer avec certitude que l’édifice s’élèverait sur son site actuel.

Dès l’annonce du projet, en août 1963, les membres du Centre d’affaires Saint-Roch suggèrent au premier ministre d’ériger l’édifice « sur le terrain du parc Cartier-Brébœuf, au centre du quartier le plus populeux de Québec ».

Quelques jours plus tard, les Jésuites à leur tour proposent le terrain de la Villa Manrèse, situé entre le chemin Sainte-Foy et la côte Franklin. On parle alors d’installer des escaliers roulants qui permettraient au public de la basse-ville d’accéder aisément à l’édifice! Ah, les années 60…

Le 10 octobre, Wilbrod Bhérer, président de la Commission des écoles catholiques de Québec, invite Wilfrid Hamel, alors maire de Québec, à reconsidérer son projet d’implantation d’une centrale de police au parc Victoria. Il suggère plutôt de céder le terrain au gouvernement pour y établir l’édifice qui formerait « le cœur d’un immense parc public destiné au bien-être de la population, à l’avancement de sa culture et à l’avancement des Arts ». La proposition fait bientôt l’objet d’une résolution adoptée par la Ville qui « verrait avec plaisir l’établissement, dans le parc Victoria, du centre culturel ».

On pense aussi à l’emplacement exceptionnel qu’occupe, sur les plaines d’Abraham, la prison de Québec, ainsi qu’à deux sites historiques du Vieux-Québec : le parc Montmorency et le parc des Gouverneurs.

Le 22 octobre 1963, le comité consultatif chargé de l’étude du projet se réunit. L’insuffisance du réseau routier donnant accès au parc Cartier-Brébœuf et la présence de voies ferrées en bordure du parc Victoria où « les sifflets des locomotives accompagneront la musique de la salle de concert » viennent à bout des emplacements proposés dans la basse-ville.

Enfin, les coûts d’achat et de démolition des édifices de la Villa Manrèse, les délais qu’entraînerait la construction d’une nouvelle prison, de même que la volonté de préserver l’intégrité du Vieux-Québec ne laissent finalement qu’un seul emplacement dans la course, celui-là même que privilégiait, à l’été 1963, le premier ministre! Dès le début des discussions entre Québec et Ottawa, Jean Lesage informait en effet son entourage qu’il verrait d’un bon œil que l’édifice soit érigé en périphérie de la future Cité parlementaire.

En choisissant un terrain appartenant déjà au gouvernement et situé sur le boulevard Saint-Cyrille (devenu en 1992 boulevard René-Lévesque), on espère alors fermer « le point final de l’extension des bâtiments gouvernementaux prévus sur la colline parlementaire », tout en créant un centre d’attraction susceptible d’animer le secteur après la fermeture des bureaux. (Lorsque les deux salles sont combles simultanément en cette fin de millénaire, on y retrouve en tout quelque 2 500 personnes.)

Lorsque le choix du site est enfin dévoilé, un bon nombre de Québécois s’avouent soulagés d’apprendre que l’implantation du complexe artistique n’entraîne ni la démolition d’un édifice historique de l’importance de la prison des Plaines, ni la disparition d’un des indispensables îlots de verdure qui donnent à Québec son cachet si particulier.

Un choix qui, avec le recul, témoigne à la fois d’un profond respect du passé et d’une vision plutôt juste de l’avenir.



Photos : R. Harvey Johnson