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Envie de décrocher du quotidien? Pour sa dernière production de la saison 2019-2020, l’Opéra de Québec vous propose le temps d’une soirée une ambiance de rires et de folies avec le chef d’œuvre de l’opérette viennoise, La chauve-souris de Johann Strauss II. Cette comédie pétillante aux valses tourbillonnantes transporte le spectateur à la belle époque. En plus des costumes, décors, accessoires et éclairages conçus spécialement pour l’occasion, le public de Québec aura droit à une primeur nord-américaine : la production est conçue à partir d’un tout nouveau texte français de Pascal Paul-Harang, créé à l’Opéra-Comique (Paris) en 2014.

Un travail d'équipe

Véritable passionné d’opérette, le metteur en scène Alain Gauthier a principalement travaillé avec les œuvres d’Offenbach. C’est avec fébrilité qu’il aborde ici la grande opérette viennoise. Questionné à ce sujet, il affirme : « Moins absurde et plus près du théâtre de boulevard, l’opérette viennoise possède un style élégant et un charme indéniable. » Il aime la juxtaposition du texte théâtral à la musique, et rappelle que la comédie et le jeu physique sont deux caractéristiques notables de ce genre dramatique. Soulignant l’importance du texte, il entend bien insuffler une cadence soutenue aux dialogues afin d’en accentuer l’aspect comique. À cet égard, la production présentée à Québec bénéficiera de chanteurs démontrant des aptitudes théâtrales indéniables.

Présenter une œuvre lyrique, c’est tout un travail d’équipe! Le concepteur des décors, Michel Baker, collabore étroitement avec le metteur en scène ainsi que les autres concepteurs. Il mentionne : « Il y a des échanges constants entre nous. J’adapte les décors à la mise en scène et au texte. » Une fois les plans finalisés, les décors sont construits en atelier, puis arrivent au Grand Théâtre en pièces détachées afin d’être ensuite assemblés sur scène. Le spectateur ne doit pas s’attendre à une mise en scène « moderne » : aucune transposition ici, et les décors reflèteront l’époque, soit le Paris de 1900-1920. Interrogé sur sa vision de l’œuvre, il précise : « Tous les décors se transforment d’un acte à l’autre. Les fenêtres deviennent notamment des écrans de projection, et ces dernières reflètent à certains moments-clé l’évolution de la soirée. » De quoi piquer la curiosité du spectateur !

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Alain Gauthier

À la rencontre des interprètes...

Les répétitions débutent le 27 avril : Magali Simard-Galdès (Adèle) et Christopher Dunham (Dr. Falke) ne cachent pas leur fébrilité de débarquer prochainement à Québec. Après avoir entendu Magali en récital au Festival d’opéra de Québec (2018) puis dans le rôle de Sophie (Werther de Massenet) en octobre 2018, le public la retrouve dans un rôle plus substantiel et virtuose. C’est la première fois qu’elle interprètera le personnage d’Adèle : afin de s’y préparer, elle travaille avant tout le texte, tant les dialogues parlés que les paroles des airs et des ensembles. S’agissant d’une comédie, le rythme de l’action dramatique et la diction revêtent une importance cruciale. Quant à Christopher, bien qu’il s’agisse pour lui d’une première présence à l’Opéra de Québec, le public a pu l’entendre précédemment dans la capitale avec les Jeunesses Musicales Canada, l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal et Les Violons du Roy. Il affectionne les gens, la culture et l’histoire de Québec, et la perspective d’y séjourner un mois l’enchante tout particulièrement.

À écouter : un extrait de la célèbre valse de l’Acte II.

À écouter : le trio « Hélas! Quelle est ma peine! » de l’Acte I.

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Josèphe Peppelnak
Magali Simard-Galdès

Vous souhaitez y assister ?

La Chauve-Souris de Johann Strauss II sera présentée au Grand Théâtre les 16, 19, 21 et 23 mai 2020.

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