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Photo : Émilie Dumais

Jean-Robert Drouillard, qui évolue en musique sous le pseudonyme Juste Robert, est un artiste fascinant. Œuvrant dans les arts visuels comme sculpteur depuis plusieurs années, c’est dans la mi-quarantaine qu’il s’ouvre à la chanson. En 2016, il fait paraître son premier album Des autoportraits, son second Mon mammifère préféré en 2019, et cette année, son mini-album Ta constellation. À travers ses textes imagés, entremêlés à sa voix unique Juste Robert nous transporte dans un univers à la fois émouvant et réconfortant. Il sera de passage au Studio, sur la Scène d’ici, le 13 août, et d’ici là, on vous invite à le découvrir un peu plus ici!

Qu’est-ce qui vous a incité à faire de la musique?

J’ai toujours pensé que j’avais ça en moi, bien que j’ai pris une guitare pour la première fois à 35 ans et que je suis monté sur scène pour la première fois à 44 ans. Ce qui m’incite à faire de la musique c’est d’abord les mots, ensuite c’est chanter dans un micro devant une salle qui écoute.


Quelles sont vos sources d’inspiration?

La vie, la mort, l’amour? La tristesse, la nostalgie, la douleur, la beauté? Je pense que je suis d’abord inspiré par mon rapport à « l’autre » et à la nature...

Si vous aviez une ambiance à suggérer pour écouter votre matériel, ce serait?

C’est certain que ma musique n’est pas conçue pour danser! Ce sont des chansons d’ici, américaines, en français, poétiques, avec les mots et la voix en avant plan. Ça s’écoute dans un chalet, en automne. Si vous pouviez avoir le fleuve à proximité ce serait parfait.

Quel est votre rêve le plus fou?

Vivre de mon art jusqu’à la fin de mes jours.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier?

Faire des rénos?

Votre découverte québécoise récente?

Sarah Toussain-Léveillé, son micro album sorti en décembre 2019 est fantastique.

Une chanson qui vous apaise?

Ces jours ci : Going to a town de Rufus Wainwright.

Les prochains mois pour Juste Robert, ça ressemblera à quoi?

Étant donné qu’il a peu de spectacles en vue, je continue d’écrire. Malgré que mon disque Mon mammifère préféré n’a pas 18 mois et que mon micro album Ta constellation soit sorti le 13 mars, j’ai déjà assez de chansons pour un autre disque. Je vais commencer à travailler avec mes collaborateurs musiciens en leur présentant mes nouvelles chansons. Ça ce fera lentement, mais sûrement .

À quoi peut-on s’attendre d’un spectacle de Juste Robert?

Pour ce spectacle spécifiquement ce sera un duo avec le guitariste Martien Bélanger. Donc, une guitare acoustique, une guitare électrique, une voix, 60 minutes de chansons poétiques, parfois lentes, parfois intenses. Il y aura sûrement de nouvelles nouvelles chansons, d’autres seront métamorphosées pour l’occasion. J’essaie de trouver un équilibre entre mon côté bancal (un peu croche) et la pureté des mots (et du moment présent lorsque je chante).

Si vous deviez nommer une image pour décrire le spectacle que vous présenterez sur la scène du Studio, ce serait quoi?

Ce n’est pas quelque chose de facile que de nommer une image.

Il faut imaginer un Golden Retriever qui se lance à l’eau pour aller chercher un bâton que vous avez lancé. Il y a du soleil, juste un peu de vent, des éclats de rire. L’eau est salée. Vous aimez vraiment ce chien, mais il finira tout de même par vous éclabousser et probablement ramener du sable à la maison.



Juste Robert sera en spectacle au Grand Théâtre le 13 août






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